30 avril 2010
L'écorchée, en vrai.
La première greffe totale de visage a eu lieu en Espagne. Merci à Laurent sans qui je serais passée à côté de cette information capitale. C'est officiel alors, on changera tous les affreux. Le greffé est un accidenté. Les maladies génétiques défigurantes ne sont pas encore scientifiquement effaçables. Mais ne perdent rien pour attendre. Je ne sais pas trop quoi penser des tests psychologiques pratiqués sur un homme qui prend le risque de mourir plutôt que de rester dans l'état où il est. Je pense aux grands brûlés et je plaide le soulagement. Un an, presque jour pour jour, après la sortie de L'Ecorchée vive, ça y est, ce n'est plus de la science-fiction.
21 avril 2010
Time is on my side
13 avril 2010
Fanny Ardant très belle en vrai, très belle sur scène.
Trois paires de seins et une femme complètement nue dans le chant des bohémiens de La Traviata, à l'Opéra National. (Ca m'a rappelé le Tannhäuser d'Olivier Py à Genève, auquel j'avais consacré un chapitre de thèse). La nudité comme événement scénique indubitable, et toujours ma gêne, malgré moi, malgré la théorie, devant les corps nus inconnus.
La splendeur de la Bibliothèque Nationale et l'odeur de mousse dans la cour, entre deux averses.
Une conférence sur le théâtre contemporain.
Le génitif, le perfectif, l'imperfectif.
Un feu d'artifice en face de ma fenêtre.
Réécouter Wim Mertens.
11 avril 2010
La contemplation
Pas simplement le plaisir de comtempler un paysage, mais le sentiment suprême d'en faire partie.
8 avril 2010
La fumée et le feu
La littérature référentielle, c'est à double tranchant : quand on écrit sur le réel, on prend le risque du retour de bâton, mais au moins la source ne se tarit jamais, il y a toujours du matos. En ce moment, il y en a un que j'envie sacrément, c'est Patrick Rambaud. Quel pied ce doit être d'être lui et de regarder jour après jour se dérouler sous ses yeux le scénario (exceptionnel) de son prochain bouquin. Parce que, je ne sais pas dans quel numéro des Chroniques du règne de Nicolas 1er vont intervenir l'histoire des rumeurs sur l'infidélité du couple présidentiel, la théorie du complot international, le déshonneur de Rachida, ses deux voitures et ses quatre gardes du corps, mais ce numéro risque d'être assez jubilatoire. C'est étrange, jusqu'à la semaine dernière, je ne connaissais Pierre Charon que sous la plume de Rambaud. C'est cela aussi, la magie de la littérature référentielle : il arrive qu'une marionnette soit plus célèbre que son modèle.