Mardi 31 juillet 2007

Antonioni aura survécu 24 heures à Bergman.

 

Lundi 30 juillet 2007

18 minutes sur Michel Serrault, 3 sur Ingmar Bergman.
Une opposante russe internée de force après avoir rédigé un article de presse dénonçant les violences faites aux enfants dans les hôpitaux.
Le service minimum a vocation a être étendu à l'ensemble des services publics.
Les étrangers en situations irrégulière ont vocation a quitter le territoire.
Je travaille sur Sylvia Plath et Boulgakov. Et bientôt Doubrovsky. C'est très excitant de préparer un programme qu'on m'a laissé choisir moi-même. Rythme de vie décalé par l'écriture nocturne. Vu hier soir Les Invasions Barbares, pas séduite mais touchée (comment faire autrement). La certitude que c'était une connerie de me laisser voir Le déclin de l'Empire Américain à huit ans (du coup je déteste). Hippodrome ce soir. Vienne à l'horizon. Peut-être même une journée à Bratislava.

 

Lundi 23 juillet 2007

Anesthésie totale

 

Jeudi 19 juillet 2007

Summer of love

Je travaille au roman, il est minuit, la porte-fenêtre ouverte sur la nuit. J'entends les accords du concert de Sly and the Family Stone qu'ils donnent sur la colline et où je ne suis pas allée. Je les entends, ils sont là et moi je travaille. "I want to take you higher". Ca me rappelle Woodstock et j'ai l'impression d'un luxe absolu. Comment, c'est Woodstock à 500 mètres de chez toi et tu ne te déplaces même pas? Pas besoin, je les entends de mon bureau.

 

Mercredi 18 juillet 2007

La Tradition du Météore

Ma belle Caroline tournait la semaine dernière son deuxième court-métrage, en noir et blanc, avec sa petite Léna, une bande de jeunes gens pleins d'énergie, et le merveilleux Maurice Garrel. Il y est question d'espoir, de poésie, de catastrophe politique et des mangeurs de rêves. Après avoir lu les différentes versions du scénario, vraiment emballant, gouailleur et onirique, j'ai hate de voir les images. En attendant, on peut regarder ici les photos du tournage.

 

Samedi 14 juillet 2007

Bonne fête m'ssieurs dames

Démobilisée, ces derniers temps? Oui. Je ne sais plus de l'actualité que ce que Yahoo news daigne imprimer sur ma page d'accueil, et ce que mon père me raconte du Canard Enchaîné. Je sais l'essentiel : les réformes solaires (bouclier fiscal étendu, universités...) et la résistance des juges, la poursuite des désertions à gauche, les faits divers tragiques comme d'habitude. Le reste, niet. C'est ça les vacances et c'est probablement assez grave, cette tendance à vivre comme au camping, désintéressé de tout. Je plaide coupable. J'ai besoin de soleil, de courses de chevaux, de musique, de moustiques, d'étapes de montagne, etc. Il me faut aussi travailler pas mal pour me montrer à la hauteur du Oui venu clore le chapitre précédent (fin d'un insoutenable suspense!).
Ce soir avec Jérôme nous sommes allés danser dans une fête de village. C'était bien. On fête la république en l'oubliant le plus profondément possible.

 

Samedi 7 juillet 2007

Nervous breakdown

Y a des moments comme ça : on attend quelque chose, une nouvelle, un résultat, pour pouvoir se projeter dans l'avenir. Se construire un emploi du temps, un but et une raison sociale. Tout est brouillé tant que l'information n'est pas tombée. Secrètement vous attendez un oui. On vous donne un non. Votre cerveau bien domestiqué encaisse, puis se met à lister tous les avantages cachés que recèle ce non. Au bout d'une semaine, votre cerveau a si bien travaillé que vous êtes persuadé des bienfaits du non. C'est une chance inestimable, indubitable. Vous êtes presque heureux. Vous commencez à vous installer dans cette nouvelle existence induite par le non. Vous trouvez vos marques. Vous sirotez l'apéro avec cette paix douce ensoleillée du début des vacances. Là où ça se corse, c'est qu'on vous rappelle. Et on vous dit : oui. Opération cerveau en sens inverse. Après tout ce oui vous l'aviez espéré, vous ressortez du tréfonds des méninges toutes les bonnes raisons qui vous le rendaient souhaitable. Vous regrettez un peu votre paix douce d'hier, mais le cerveau obéit, et vous finissez par vous satisfaire de ce oui valorisant, de ce oui sécurisant. Vous remisez au diable votre liberté du non. Et bon, vous êtes à peine moins enthousiaste, mais vous êtes partant. Et puis, il se trouve que votre interlocuteur est une institution sadique, le surlendemain on vous envoie un mail qui dit re-non. Le oui était une putain d'erreur administrative. Ca commence à bouillir dans le cortex. Avec la meilleure volonté du monde, vous commencez à douter sérieusement. L'opération marche-arrière fait crisser les pneus. Vous n'avez pas le choix, en même temps, vous luttez pour votre survie mentale : vous acceptez, de mauvaise grâce, la destinée qu'on vous colle. C'est à peu près à cette étape que vos parents vous conseillent d'aller à la plage, de vous aérer l'esprit, voire de vous bourrer la gueule, après tout c'est l'été et vous l'avez bien mérité. Vous achetez une robe d'été, vous écumez les soldes et les terrasses ensoleillées. Et un soir que vous rentrez tranquillement chez vous, un peu apaisé par la brise marine, vous trouvez un message sur votre répondeur qui dit en substance : finalement peut-être. Là, franchement, l'opération cerveau ne fonctionne plus. Vous avez la désagréable sensation d'être un putain de bonhomme en mousse entre les mains d'un collectif kafkaïen ultra-pervers qui ne souhaite que votre mort cérébrale. Et ce n'est pas qu'une sensation. Le porte-parole des velléitaires officiels vous demande de "laisser passer le week-end" et on vous préviendra, "quelle que soit l'issue". Alors vous avez deux jours à tuer. Yoga? Champagne? Lexomil? Boxe thaï? Je pouse mon cri barbare sur tous les toits du monde : YAWP!

 

Mardi 3 juillet 2007

Aujourd'hui