30 juin 2010

Avec Linda nous faisons des puzzles. Elle apporte mille pièces et je dois l'aider à les assembler en un seul tableau. C'est ludique, et angoissant, car nous avons très peu de temps. Je commence par chercher les quatre coins. J'ai mis en stand-by tout le reste, ce n'est pas pour ça que je n'y pense pas dans chaque interstice. La vie revient comme arrière-plan de L'Homme des plages. Comme dans du Modiano, rien n'est sûr, tout échappe, inversion des valeurs réel /fiction. Ne sommes-nous pas tous des fictions ? dit Linda. Tout est à construire, à inventer, à modeler. Le spectacle et la vie. Ca donne une impression de légèreté, de liberté enfantine, quitte ou double, qui perd gagne. Tenter tout. C'est très beau, Prague, dans les yeux de Linda. Entre deux pièces de puzzle, je lui montre fièrement la ville, comme si elle était à moi.


27 juin 2010

Laurent m'a offert un titre rêvé, le matin au réveil, Les condamnés du troisième balcon, c'était une pièce que j'avais écrite et elle avait du succès. Je ne sais pas lequel de nous deux l'écrira pour de bon.
J'ai rencontré Antonin, seulement âgé de 24 heures et déjà une vraie personne.
J'ai haï le petit couple d'amoureux qui a coupé ma nuit en deux à l'aube parce qu'ils avaient oublié leur clé.
Je commence à comprendre que la langue vaut surtout pour sa dimension phatique - le contact, le code - si un jour je parle tchèque un tant soit peu, les mots, la syntaxe, seront une passerelle pour décrypter cet autre langage, souterrain, non verbal ou quasi, qui se dérobe, plus encore que l'autre, à ma sagacité.
Suis retournée lire, écrire dos au soleil, Modiano ponctué de hurlements de paon. La dame à la perruque et aux très hauts talons, et aux robes en soie, je la vois chaque fois et je me dis "comme elle a dû être belle", et j'admire sa démarche trop précautionneuse pour être encore séduisante, et je me dis que sur des aiguilles de 12 centimètres je ne donnerais guère mieux. Elle coupe par la pelouse, j'ai presque envie d'applaudir.
Pas tout à fait fini L'instant crucial pour l'Alphabet. Linda arrive mardi à Prague pour quatre jours de travail sur L'homme des plages.

 

25 juin 2010

Qui a brisé ton coeur? -Personne, il s'est cassé tout seul, comme un oeuf dur, il était trop chaud.

 

24 juin 2010

Forza Slovaquia

Après la déclaration fracassante de Umberto Bossi, affirmant que l'Italie va acheter l'équipe slovaque pour le match décisif de cet après-midi, et qu'on retrouvera l'an prochain plein de joueurs slovaques dans les clubs italiens, ce serait bien que l'équipe slovaque ait les moyens - sportifs - de lui infliger un démenti sévère.

Edit / Et voilà le travail!

 

23 juin 2010

Didier Porte et Stéphane Guillon sont virés de France Inter.

 

22 juin 2010

Game over

J'attends avec impatience la publication des mémoires de Domenech.

 

21 juin 2010

Génétique textuelle

Y a un truc qui me chiffonne. Je peux pas croire que l'équipe de France ait pondu ce merveilleux communiqué d'hier, vous l'avez entendu dans la bouche de Raymond, mais est-ce que vous l'avez lu? Je propose, comme pour L'insurrection qui vient, de passer au crible la prose de ce "comité invisible" pour en démasquer l'auteur.Verbatim :

"Par ce communiqué, (où ont-ils appris ce style administratif? "par la présente..." ça sent l'homme de loi) tous les joueurs de l'équipe de France sans exception (lire même Gourcuff et même Valbuena) souhaitent affirmer (on veut tous dire) leur opposition avec la décision prise par la Fédération française de football d'exclure Nicolas Anelka (qu'on n'est pas d'accord avec l'exclusion de Nico). Si nous regrettons l'incident (ok bon on dit pas que c'est bien ce qu'il a fait) qui s'est produit à la mi-temps du match France-Mexique, nous regrettons plus encore la divulgation (bigre, la divulgation, qui est allé me chercher ce mot? Evra? Ribéry?) d'un événement qui n'appartient qu'à notre groupe et qui reste inhérent (et celui-ci : inhérent? C'est pas du Malouda dans le texte?) à la vie d'une équipe de haut niveau. (Ce qui se passe dans le vestiaire, ça regarde que nous, et celui qui a servi de putain de taupe à ces enculés de journalistes va le payer très cher).

A la demande du groupe, le joueur mis en cause a engagé une tentative de dialogue (on a dit à Nico d'aller voir le coach) et nous déplorons que sa démarche ait été volontairement ignorée. (Nous déplorons... nous déplorons... Ribéry déplore? Henry déplore?) De son côté, la Fédération française de football n'a à aucun moment tenté de protéger le groupe. Elle a pris une décision sans consulter l'ensemble des joueurs et uniquement sur la base des faits rapportés par la presse. (Nico a pas dit "va te faire enculer sale fils de pute, mais "va te faire enculer toi et ton système de merde" ce qui fait une grande différence, convenons-en) En conséquence, et pour marquer leur opposition à l'attitude adoptée par les plus hautes instances du football français, (Escalettes, casse-toi!) l'ensemble des joueurs a décidé de ne pas participer à la séance d'entraînement programmée aujourd'hui.(Raymond, le goudron et les plumes. Et là je me demande lequel est capable d'accorder "l'ensemble des joueurs" avec un verbe au singulier).

Par respect pour le public venu assister à cette séance, nous avons décidé d'aller à la rencontre de ces supporters qui, par leur présence, nous apportent un soutien sans faille. (Pour une fois, regardez, on a laissé le MP3 au vestiaire et on a dit bonjour aux gosses.)Pour notre part, nous sommes conscients de nos responsabilités, celles de porter les couleurs de notre pays, mais également celles que nous avons à l'égard de nos supporters, de leurs cadres, éducateurs, bénévoles et des innombrables enfants qui gardent les Bleus comme modèles.(Vous pouvez continuer à nous faire signer des autographes et à acheter nos maillots). Pour ce qui nous concerne, nous n'oublions rien de nos devoirs. Nous ferons tout individuellement, bien sûr, mais aussi dans un esprit collectif, pour que la France, mardi soir, retrouve son honneur par une performance enfin positive.(On va quand même essayer d'en mettre un à l'Afrique du sud, histoire de pas partir fanny).

Les joueurs de l'équipe de France" (Relu et corrigé)

Je pose donc la question : qui, parmi les 23 joueurs de l'équipe de France, est capable de pondre cette prose mi-juridique ni-ampoulée? Qui a reformulé tout ça? Qui l'a mis au propre et qui l'a imprimé pour le confier à Raymond? Et non, je ne stigmatise pas, je me moque, c'est tout. Tant sur le plan syntaxique que sur le plan sémantique... je crois que bon... l'important, c'est de prendre les 3 points.

 

20 juin 2010

Sports illustrated

C'est bien, tant qu'on parle d'Anelka, on ne parle pas trop de Woerth - l'ensemble de son oeuvre (âge de la retraite + affaire Bettencourt). Si le combo Anelka-Domenech-L'Equipe-Escalettes devient une affaire d'Etat (ce qui ne semble faire aucun doute) ça fera moins de place pour Woerth au 20h de TF1. Et aussi (surtout?) moins de place pour la piste financière des rétro-commissions dans l'attentat de Karachi. La puissance cathartique des footballeurs est toujours d'une efficacité redoutable, après Ribéry et Zahia, Domenech et sa désinvolture, ça fait des années qu'on savait qu'Anelka finirait par remporter la palme de le Mauvaise éducation. Avec en prime une chasse aux sorcières (qui a trahi l'équipe de France en allant rapporter les insultes à la presse?) et une imprévisible fronde des joueurs (avec humiliation publique du sélectionneur, qui en a certes vu d'autres mais à ce point c'est pas sûr) on réussit une magnifique opération de diversion. En même temps, si le foot servait à autre chose, ça se saurait. Donnez-leur du pain et des jeux. Le rififi des coulisses semble relayer, dramatiquement parlant, l'absence abyssale de jeu. Au risque de me répéter : comme dit Umberto Eco, parler de politique, c'est déjà faire de la politique, mais parler de sport, ce n'est en aucun cas faire du sport.

On peut faire comme Vinvin ou, pour les plus nostalgiques, se souvenir du bon vieux temps.

 

18 juin 2010

Les carottes sont cuites, je répète, les carottes sont cuites.

 

15 juin 2010

Avec presque un mois de retard, je conseille quand même à tous ceux qui ne l'ont pas encore lu cet entretien que Godard a accordé aux Inrocks. Sautez le début si ça vous ennuie, mais je le trouve impayable quand il parle de la Suisse, de Truffaut (dont les films ne sont pas plus nuls que ceux de Chabrol), de Patti Smith, de Badiou et de sa salle vide.

Sinon, ai eu la chance de rencontrer BW, qui a l'air d'avoir une assez bonne vue - assez pour conduire en Europe centrale. Et super sympa, avec ça.

 

14 juin 2010

Je me suis fait amie avec un paon (beau, fier et caractériel, comme tous les paons). Je vais le voir tous les jours et il fait la roue pour saluer mon arrivée. Je m'assieds près de lui, je le regarde chasser les pigeons, je lui lis des histoires à voix basse. Il vient m'engueuler en criant "Léon Léon Léon". J'aime bien ça. Le retour de la pluie risque de compromettre notre amitié naissante. Ce serait dommage.
On a profité de la Nuit des Musées pour visiter celui qui est en face de chez nous et par les fenêtres duquel on peut sans peine espionner nos fenêtres. Il est décidément beaucoup mieux vu de l'extérieur.
A Nice le 150ème anniversaire du rattachement bat son plein. J'ai écrit il y a quelques semaines un petit texte de circonstance pour mes amis du Patriote.

Port d'Attache ( PCA Hebdo - numéro spécial 150 ans du rattachement de Nice à la France)

Bientôt deux ans que je suis – presque – détachée de Nice... Pourtant, ceux qui en ont fait l'expérience le savent bien, on n'est jamais aussi français qu'en dehors des frontières, parce que votre nationalité, ce détail qui semblait aller de soi, devient aux yeux des autres votre identité toute entière. Etre expatrié, c'est être un emblème de son pays d'origine. A Prague je suis avant tout française, et aux yeux des autres français que je rencontre, je suis niçoise, à pleurer ma mer lointaine, mon doux soleil et à me moquer de la façon dont les Tchèques servent le pastaga – sans eau ni glaçon, façon liqueur – et dont ils jouent à la pétanque – en lançant le cochonnet à trois mètres cinquante.

Mes amis d'ici sont nés dans un pays qui n'existe plus – la Tchécoslovaquie. Martina pleurait devant la télévision en 1993. Biljana est née yougoslave, elle est monténégrine aujourd'hui. Son compagnon, Dragan, est serbe désormais. Mathieu, un ami belge, me disait la semaine passée que peut-être un de ces jours il ne serait plus belge, mais wallon. Ou encore, qui sait... français, si la Wallonie finissait par être rattachée à la France. Je me disais qu'à une magouille historique près, j'aurais pu ne pas être française. Si Victor-Emmanuel II n'avait pas eu besoin du soutien de Napoléon III. Ca aurait changé quoi? Tout, probablement. Je n'aurais peut-être pas eu, cette année, à réfléchir au concept d'identité nationale. Je n'aurais pas eu pour devise – révolutionnaire, m'a-t-on rappelé récemment, « liberté égalité fraternité ». Quelle chance d'être née avec ça. Pas de plus beau poème. Pas de meilleure perspective. Si tant est qu'on tente vraiment de l'atteindre. J'aurais peut-être été italienne, comme ma grand-mère, ou corse (!) comme mon grand-père, qui faisait du vélo avec Max Barel, avant que la guerre n'éclate. J'aurais peut-être stigmatisé les français avec leur légendaire arrogance, et je leur aurais jeté à la figure mon littoral chéri. Je n'aurais pas eu pour terrain de jeu ce délicieux dédale qu'est la langue française. Mais j'aurais été européenne, de tout mon coeur, en plein coeur de l'Europe. Au plus joli endroit peut-être. Et méditerranéenne, si loin si près de l'Afrique. La géographie est aussi forte que l'histoire... Nice n'aurait pas laissé d'être ce carrefour entre la mer et la montagne, les trains et les bateaux, entre les cultures. Je laisse aux historiens le soin de décider de la légitimité de mon attachement.

 

10 juin 2010

En Tchéquie les négociations commencent à aboutir, les trois partis de droite qui doivent former un gouvernement ont trouvé un premier point d'accord, une réforme révolutionnaire qui, n'en doutons pas, va sauver le pays de l'impasse économique : rendre payantes les études supérieures. C'est vrai que les étudiants tchèques ont vraiment besoin de ça pour se "responsabiliser", parce que jusque là ils étaient une majorité de gros glandus profitant du système...(pas autant que les français, évidemment) et ce qui est encore mieux c'est que l'Etat, qui est gentil, va leur prêter de l'argent pour pouvoir payer leur inscription en fac. Si c'est pas de la mesure sociale, ça! J'ajoute : ce qui est extraordinaire, c'est que les étudiants tchèques approuvent majoritairement cette mesure, braves petits.

Arrabal est toujours en pleine forme. Hier soir il a mangé Gao comme jadis Dali avait mangé Gala, sa petite olive. Ce soir il a performé seul en scène en espagnol, cauchemar des traducteurs simultanés qui ont éprouvé à leurs dépens ce soir ce que c'est que le "panique" (finalement quelques points communs avec la panique) perdus là, au bord du chemin sinueux d'un raisonnement qui doit autant à la poésie qu'au jeu d'échecs. Je retiens en particulier une hilarante digression sur la grand-mère de Cervantes. J'étais heureuse de le revoir, lui et sa "fiancée" Luce. Fando et Lis. Notre entretien est en version tchèque sur iliteratura. Ainsi que l'article de Bertrand Schmitt, que l'on trouve aussi en version française.

Rien à voir, mais en tant que fidèle de France Inter, trancher dans le conflit Demorand /Didier Porte, c'est aussi déchirant que de choisir entre mon père et ma mère. Et comme il va falloir se passer à coup sûr du premier l'an prochain, j'espère au moins que la direction aura l'intelligence de conserver le second, qui est de très loin le plus drôle et le plus talentueux des chroniqueurs de radio toutes fréquences confondues.

 

8 juin 2010

Conversation avec Fernando Arrabal sur le site de La Règle du Jeu

 

6 juin 2010

Sweet summer sweat

 

 

 

4 juin 2010

Courage !

Petite introduction à une vertu démodée. Maintenant j'aimerais que Cynthia Fleury m'explique ce qui lui fait penser que le courage va redevenir à la mode... Y a-t-il des signes avant-coureurs de l'avènement de cette tendance? J'avoue qu'ils m'échappent pour l'instant.

En attendant la confirmation d'un mouvement sociétal de fond - miraculeux - une illustration, un exemple, un symptôme : le courage d'un juge qui parvient à faire comme si le prévenu était un clampin moyen, et à le juger sans a priori. Il fallait quand même en avoir pour condamner Hortefeux.

 

2 juin 2010

ça dépend, ça dépasse

Depuis le temps que je travaille avec le questionnaire de Proust à l'atelier... J'ai dû le remplir moi-même, cette fois. Ce n'était pas facile. Les réponses ne sont valables qu'au moment où on les donne. Je l'ai rempli deux fois à une semaine d'intervalle, et j'ai gardé ce qui n'avait pas varié. Et puis il y a des questions impossibles. Par exemple : mon fait militaire préféré. Evidemment, j'ai envie de dire aucun. Peace and love. Les armistices. Et puis non, quand même, je ne peux pas me ranger derrière cette naïveté flower power midinette. J'ai dit que mes héros se battaient pour leurs idées, il faut illustrer... Il faut dire quelque chose. Problème : quoi? Il n'y a pas de fait militaire "propre". Ca regorge de dommages collatéraux, les faits militaires. Même les soldats américains du débarquement, ils ont violé des femmes en Normandie. Mon père me dit : la résistance du Général Morillon à Srebrenica. Oui, c'est vrai que c'était pas mal, ça. Mais ce questionnaire, je le remplis pour qu'il soit traduit en tchèque, à destination d'un public tchèque. Et le Général Morillon, ils n'en ont probablement jamais entendu parler. On cherche autre chose. Papa propose : l'engagement des brigades internationales pendant la Guerre d'Espagne. Oui, c'est vrai. Ca la Guerre d'Espagne, je sais ce que j'en pense. La non-intervention française, Les Fusils de le mère Carrar et puis Malraux... très bien. Je dis banco. Et puis sur le coup de minuit, un doute m'étreint : les brigades internationales, elles auraient pas été financées par Staline? Wikipédia. Bingo! Evidemment, récup stalinienne. Je peux pas mettre ça dans mon questionnaire à destination tchèque. Vais me faire lyncher. Je me rabats sur le débarquement, et tant pis pour les femmes violées.
Pour les oiseaux, les écrivains, les peintres, c'est plus facile... Le don de la nature, je dis d'abord "être un homme". Catherine dit de l'autre côté du téléphone : c'est quand on a 13 ans qu'on a envie d'être un homme. Ca me vexe un peu. Je change. Trait principal de mon caractère, j'avais mis entier, mais comment ils vont traduire ça? Etat présent de mon esprit, je triche.

 

1er juin 2010

La quatrième

Vaclav Havel a formé le voeu, en allant voter, que la République tchèque ait un gouvernement pour 4 ans. Un gouvernement qui tienne. Ce n'est pas tout à fait gagné... La CSSD arrivée en tête avec 22% ne peut former une coalition gouvernementale (les communistes, ses partenaires éventuels, ne font que 11%). L'ODS en revanche peut s'allier avec les autres partis de droite : TOP09 (17%) et l'autre nouveau venu "Affaires publiques"(11%). A noter le score très élevé de ces deux partis qui ont seulement un an d'existence... TOP09 arrive même en tête à Prague. La négociation n'est pas faite. Par exemple, sur un sujet qui m'intéresse : Affaires publiques veut augmenter le salaire des profs, et transférer 10 milions de couronnes du budget de la Défense à celui de l'Education Nationale. Ce point n'est "pas négociable" précisent-ils. TOP09 propose au contraire de baisser le salaire des fonctionnaires, et de rendre l'école payante. Olé.

Autre chose m'interpelle, c'est le score des verts : 2,3%. En vérité ça ne devrait pas me surprendre, mais c'est la preuve chiffrée que mes fréquentations ne sont vraiment pas représentatives du peuple tchèque en général. Normal : mes amis remplissent la condition minimale de parler français. Et puis, je me dis, j'ai retrouvé ma place. A Nice aussi mes amis votaient tous pour des partis qui faisaient 3%. Rien n'a changé. Je ne vote plus mais je suis toujours aussi minoritaire.
Pour ceux qui veulent un commentaire plus objectif.

Ce qu'il y a de bien, dans ces élections un peu désespérantes, c'est que les leaders qui perdent démissionnent de la direction de leur parti. Incroyable, hein. En France, on n'a plus vu ça depuis... 2002? L'événement du week-end, c'était donc la démission du social-démocrate Jiri Paroubek, repoussoir absolu pour tous les gens à qui j'ai posé la question - il a donc "assumé l'entière responsabilité de sa défaite"...

Louise Bourgeois est morte.

Denis Hopper aussi.

Fernando Arrabal m'a accordé un très bel entretien qui sera bientôt en ligne.

J'écris des textes pour L'Instant Crucial, le dernier spectacle de l'Alphabet (9 et 10 juillet prochains).

Demain soir L'Atelier d'écriture francophone donne lecture de ses travaux, à l'Institut Français de Prague.