La Villa Médicis de Bruno Racine ne ressemble pas à celle de Claire Legendre. La première est lumineuse, baroque, rêvée. La seconde est rugueuse, terre à terre, lucide. Ni tout à fait la même ni tout à fait une autre.
L'auteur remarqué du « Crépuscule de Barbe-Bleue » n'a rien d'une demoiselle romantique. En général, elle tue. Enfin, ses personnages tuent. Et son histoire de tueur des trains vient à point nommé faire la grimace à l'actualité, ce qu'elle remarque acidement sur son site Internet en date du jeudi 5 janvier. Dans sa villa Médicis, les artistes s'appliquent à ne pas créer, les peintres s'embarquent dans de troubles histoires de faux, les starlettes en perpétuel devenir s'invitent dans des appartements désuets où l'eau ne coule plus dès que les jardiniers arrosent le parc. Gabriella, niçoise comme l'auteur, écrit en huit jours une pièce qui va être montée par un metteur en scène roumain ruiné, rageur et opportuniste. Une histoire de serial killer inspirée par un criminel qui vient de se suicider. Serena, tête d'affiche, est jetée, en vrai, d'un train. Soupçons, tensions, palimpsestes réels ou imaginés; les dessous de l'art, avec Claire Legendre, sont décidément sordides. Une belle partition sur le théâtre, bien plus, malgré les apparences, qu'un roman policier.
Villa Médicis de Bruno Racine ne ressemble pas à celle de Claire Legendre. La première est lumineuse, baroque, rêvée. La seconde est rugueuse, terre à terre, lucide. Ni tout à fait la même ni tout à fait une autre.
L'auteur remarqué du « Crépuscule de Barbe-Bleue » n'a rien d'une demoiselle romantique. En général, elle tue. Enfin, ses personnages tuent. Et son histoire de tueur des trains vient à point nommé faire la grimace à l'actualité, ce qu'elle remarque acidement sur son site Internet en date du jeudi 5 janvier. Dans sa villa Médicis, les artistes s'appliquent à ne pas créer, les peintres s'embarquent dans de troubles histoires de faux, les starlettes en perpétuel devenir s'invitent dans des appartements désuets où l'eau ne coule plus dès que les jardiniers arrosent le parc. Gabriella, niçoise comme l'auteur, écrit en huit jours une pièce qui va être montée par un metteur en scène roumain ruiné, rageur et opportuniste. Une histoire de serial killer inspirée par un criminel qui vient de se suicider. Serena, tête d'affiche, est jetée, en vrai, d'un train. Soupçons, tensions, palimpsestes réels ou imaginés; les dessous de l'art, avec Claire Legendre, sont décidément sordides. Une belle partition sur le théâtre, bien plus, malgré les apparences, qu'un roman policier.
I. M. -C
es, 18,50 .
Sud-Ouest 29/01/06